lundi, 19 novembre 2007

Pensées mortelles des symbolismes incontestés

C'est en tant que masculiniste que je m'exprime dans ce papier afin d'extraire de ma nature ce logo-type que des générations d'hommes ont brandi avant moi comme un étendard glorieux, alors qu'il été en réalité un coin qui nous fichait à la porte de notre propre évolution. Pénis source d'ennuis voilà qui me semble très nouveau lorsque c'est un homme qui le pose avec ses mots et la compréhension parcellaire qu'il a du genre. Le travaille que les femmes ont fait sur elles-même, parturiente depuis des siècles des déséquilibres que nous nous sommes infligés ne nous permet plus aujourd'hui de faire davantage l'économie de notre bilan. Cette femme si belle, si muse au corps si glabre; esthétique depuis si longtemps que la blessure s'est refermée en un écrasant conditionnement au bénéfice d'une beauté faite toute entière pour nous. Elle fut une arme bien-sur dont les femmes surent jouer mais à quel prix sacrificiel ? Le sang vous habille comme la mode vous blesse. Chaque raccourcissement de jupe, chaque corset qui disparaissaient étaient des louanges à la liberté reconquise des femmes alors qu'elle ne pourraient bien n'être que le déplacement d'une injustice insolemment exhibée autrement. L'homme d'aujourd'hui labellisé nouveau conditionne sa modernité au même écrasement sous prétexte d'égalité. Cet homme si beau, si museétrosexuel, au corps si glabre; esthétique depuis si ... que la blessure, peut-être...
Sont-ce là les pensées mortelles d'un symbolisme incontesté ou le timide début d'une bride de prise de conscience mondiale version race masculine ? Ne risquerions-nous pas dans ce "faire comme" de refermer la menotte au seul poignet de libre ? Alors oui là encore "il" serait libre tandis que "elle" serait prisonnière de nous, oui passivité péjorative de la femme-enfant. Çà reste très machiste et ce serait à dessin une démocratie prévôtale, le parfait cliché de l'archétype hommes femmes unies pour la vie. Moi je proposerai bien de tenter une diversion, par le massage peut-être et rendre au corps, mon dieu le corps, si beau, tellement comme nous le pilonnons à être, si glabre; esthétique depuis si... Mais le massage nous donne par la lame de son éthique l'outil de notre libération. Les yeux de deux hommes, d'un coté le vieillard, mis comme un moderne et de l'autre le masseur, disant par tes racine retient moi. Masser un homme ou une femme, une vielle ou un enfant tous autrement désormais mais tous rassemblés par les yeux du massage qui nous apprend à regarder au-delà pour y trouver un avenir. Ta façon d'être, tes différences ne seront que "l'expression de moi un jour". Il ne faut pas rejoindre cette part d'ombre que bien des femmes croient encore avoir adoptée d'elles-même, ne laissons pas ce piège tendu par nous-même se refermer sur notre diversité. Je suis ce que l'on veut que je soit mais ce regard n'est pas le miens, ces yeux ne sont pas à moi, ils sont ceux de la tyrannie des êtres sur d'autres êtres. Si glabres, si communs, si comparables, si parfaits, si sécuritaires.
Pensées mortelles ? Peut-être pas. Des symbolismes incontestés ? Alors, là, maintenant, contestons-les. Le pénis est un parmi d'autres. Égalité citoyenne des organes. Le massage français comme plan de bataille. Massons le sexe comme tout autre, massons l'anus, massons les ongles, les cheveux, massons tout ce qui nous libère parce que l'on ne peut pas ne pas masser quelque endroit sans le nier, sans sexisme anti-masculin. Le masculinisme n'est pas le nouveau soldat des hommes il est ce que le féminisme est, c'est à dire une reprise de territoire vital faite de convergences. La capacité respiratoire d'une démocratie se mesure à ses inspirations de liberté et non aux seules expirations des individualismes chétifs que les codes sociaux tentent de nous imposer comme règle universelle. La vie n'est pas un inhalateur c'est une planète et c'est un cerveau, deux cerveaux, d'hommes et de femmes.

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