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vendredi, 21 décembre 2007
Domus, règles spéciales d'architectures
EN COURS D'ECRITURE
NE PAS LIRE
Je propose de lire avec vous les plans que j'ai réunis de la maison antique dite Villa-Massage, récupérer ça et là tout au long de ma carrière par ma pratique et ce que j'en sais. Je l'ai déroulé sur ma table d'architecte d'appreneur, armé de punaises et d'un bloc-note pour y marquer mes obcervations, voilà pour la méthode.
Le massage est donc une grande maison construite depuis des milliers d'années et l'on voudrait nous faire croire que cette vénérable bâtisse ne se compose que de deux portes, la thérapeutique et la relaxante mais pas de fenêtres. Construite sur le monde, elle ne se fendrait aucune ouverture cardinale. Les autres sciences, philosophies, mouvements de pensée, glisserait sur un toi hermétique à tout apport. Chaque appartement de massage serait construit autour d'un patio-philosophique composé de ses signifiants culturels qui s'ouvrirait sur des cieux peints et différenciés mais seraient dénués de ciels communs. La Philosophie avec un grand P serait sa matrice originelle sans qu'il puisse être possible d'en savoir davantage.
Seulement n'importe quel géographe du massage a le devoir de s'interroger sur les procédés d'irrigation de ses jardins somptueux et millénaires. D'où prennent-ils leur eau, quelles sources, d'où partent-elles et que charrient ses courants ? La philosophie constitutive des ces massages se suffirait donc à elle-même et ne ferait montre d'aucune dégénérescence ? Le massage serait donc une sorte de Symbiote que l'on aurait dans le ventre, qui pourrait vivre mille ans et se passerait de génération en génération à la suite d'une cérémonie issue de rites l'alchimiques.
On ne peut pas se satisfaire biensur de ces côtes vaticanes que ces plans nous livrent parcimonieusement. Son architecture est autrement plus complexe et en tout cas autant que l'homme est tenté de comprendre ce pan de lui-même. Alors non, pas de grands dessins qui nous dépasseraient mais une abondance de prises de vues aussi belles les unes que les autres, c'est ce que je vais tenter de vous présenter ici.
Ces jardins pleins de roses et d'eau ruisselantes sont en partie réels pour ceux qui savent les voire et en sont les jardiniers au quotidien. Se promener dans ces allées parfumées que bercent les chants anciens qui les ont taillé à la seule force de leur souffle, suffit à faire tomber à genou n'importe quel esthète et justement, c'est au sol que cela se passe.
A développer
Risque d'un massage domestique, asséché, algerbrosé.
12:55 Publié dans Reflextions sur le massage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 19 décembre 2007
Définition épistémologique du massage
EN COURS D'ECRITURE
NE PAS LIRE
Essai
L'art du massage ne peut en aucun cas se limiter à sa seule pratique à l'exclusion de tous les autres sens qui lui donnent corps. Sa définition est forcément plus large que le sens commun ne le laisse supposer dans une totalité qui dépasse la pratique. En fait, on a beau disséquer, isoler, faire une réduction au bénéfice du fond on voit bien que le vivant n'a de cesse de nous harceler de son effervescence et ne nous demande que de la radiation adaptative en tous milieu qu'il aborde.
Donc, contrairement à ce que l'on fait habituellement, je ne vais pas classifier les différentes étapes massantes de ce que j'appelle un déroulé technique, mais les replacer comme les simples composantes d'un ensemble beaucoup plus large qui contient le massage mais aussi le défini et l'explique. Il ne s'agira pas de disséquer le massage mais cette fois de le recomposer et de regarder sur quels domaines il empiète tout en restant lui-même. La définition technique du massage par la manipulation des tissus à des fin thérapeutiques ou de détentes est insupportable si le but est de l'expliquer. Chaque massage a d'ailleurs théorisé, conceptualisé son approche particulariste selon la proximité culturelle qui lui était propre. Télé-portez-vous à Bamako, Pékin ou Calcutta et vous subirez instantanément des distorsions culturelles, linguistiques, extrêmement déstabilisantes auxquelles les massages n'échappent pas. Le massage doit rentrer en correspondance organologique avec l'ensemble pour lequel il a été composé.
Pourquoi le massage, n'a t-il, à l'instar de tous les autres mode d'expression aucune entrée dans les sciences, dans la linguistique, dans les mathématiques, dans la philosophie dans tous les domaines que l'homme constitue autour de lui pour se présenter le monde ? Ces portes sont là comme des vestiges de temples enfouit qui attendent les archéologues de la pensée. Alors comme un pilleurs de tombes que je suis je vais m'essayer ici, avec les bâtons de dynamite de ma pertinence, d'entrer dans ce passage que je me propose d'inspecter avec vous : Définition épistémologique du massage.
C'est aisé pour moi puisque peu de gens pensent vraiment et profondément le massage, aujourd'hui encore et en tout cas en français. Il me suffit de prendre ça et là un sujet et de le hisser sur mon pauvre dos de voleur et me voilà riche.
Force est de constater que le massage est plus souvent victime qu'il ne le devrait du discours dénué de tout esprit pédagogique de la part de beaucoup, qui assènent des vérités fondamentales sur leur massage sans se préoccuper de leurs compréhensions par tous. De l'autre coté, la doxa diversement formulée, c'est-à-dire des préjugés qui achèvent de façon pas moins expéditive les signifiants et les signifiés du massage avec ce qu'ils ont sous la main.
Si nous n'apportons pas de définitions distinctives permettant la compréhension des strates qui le composent, nous seront comme Sisyphe contraint de toujours redescendre pour aller cherche le sens. Je pense que ce sens doit être écrit, et que c'est par l'écrit que nous renforcerons l'idée, non plus de ce que nous nous en faisons tous seul, isolé dans nos esprits cloisonnés, mais ce que collectivement nous serons amenés à comprendre et à partager réellement.
A la question, "Le massage est-il un simple déroulé technique ?", ça c'est le plus facile, il s'avere que non. La pratique est une chose, mais aucune technique ne peut être constituée par sa seule méthode quelle qu'elle soit et réduite à celle-ci. De même on ne peut le réduire à ce qu'il produit ou à ce vers quoi il tend, l'objectif.
Maintenant j'ai envie de me demander : Est-ce que c'est l'objectif qui conditionne l'intention puisque pour y parvenir l'intention doit être proportionnée ou si au contraire c'est l'intention qui assujetti l'objectif par ce qu'elle à d'incontournable pour l'atteindre ? Dans la chronologie des priorités l'intention précède l'objectif bien sur mais se trouve corrélés par le but commun qui ne peut être atteint sans l'accomplissement des deux. Nous parlerons de convergences.
L'objectif n'est donc pas le seul déterminant, il passe par l'intention qui valide l'objectif mais pas sa réalisation, puisque les variables sont trop nombreuses et dépendent aussi de la nature du massage. C'est une sorte de fonctionnalisme anthropologique fondé sur les origines et la culture, selon les traditions et l'impression du massage dans le tissus social qui sera relaxant ou thérapeutique. Très vite on se rend compte que les schémas se complexifient et que les connexions magico-religieuses, les forces telluriques, cosmiques crées un maillage extrêmement serré qui rend plus ardu leur définition et souvent même leur pratique. Le massage peut donc avoir non plus une seule fonction comme nous venons de le voir puisqu'il peut être relaxant ou thérapeutique mais il rempli aussi une multitude d'autres fonctions.
Textes et idées lancées
Je propose ces quelques connexions synaptiques qui ne sont pas les seules mais elles existent est sont extrêmement dynamiques. Elles ne demandent qu'à être mieux connues et définies beaucoup plus finement par d'autres. Le massage a donc différentes fonctions :
Fonction sociale et pédagogique
C'est la règle, l'écoute, l'acceptation des hiérarchies qui existe ausi dans le massage. C'est l'enseignement de soi, C'est le rejeux des tensions que l'on tente, par le dialogue et l'échange, de désamorcer via l'infra-communication du massage. Le jeux de mains, de doigts sont autant de caractères symboliques interprétés comme autant de signes déjà chargés, lus et donc compris.
Fonction politique
(le massage comporte la remise en cause des systèmes politiques de part la dualité qu'il sous-tend) il est l'amorce d'une cellule sociale primitive de laquelle part ou arrive tous les conflits. Le toucher étant une forme primaire d'échange il désamorce les incompréhensions et permet de voir jusqu'où le toucher et source de liberté pour devenir abus de pouvoir.
Fonction philosophique
Chaque massage a sa dialectique philosophique qui démontre combien la philosophie est constitutive et d'une histoire et d'une méthode. Trans-compréhension du monde, questionnement sur les agissements de l'homme en une mise en sens générale selon les codes d'une culture.
Fonction communicationnelle
(perception, ressenti, émotion, activation des 5 sens. L'homme communique pour se faire comprendre. Si nous n'étions pas aussi différents, si l'inné primait sur l'acquit nous n'aurions pas besoin de tout cet arsenal de communication que notre organisme a développé. Entre le dit, le perçu, le compris, l'entendu, qui est du domaine du conscient, le non-dit, le non retenu, l'oubli, se comprennent par des langages inconscients et composent les différents stades de compréhensions de l'animal humain. Toucher c'est tenter de comprendre.
Fonction économique
(le massage est basé sur l'échange dont le rythme fiduciaire de la gestuelle aboutie à une monétisation de la pratique. On vient acheter du repos et comme l'on est assuré dans la vie de tous les jours, on vient se laisser rassurer, toucher...
Fonction anthropologique
(Les massages ont déjà un distinction qui les particularisent et affine les identités de chacun et par lequel se dessine l'archétype du groupe. Codes sociaux, reconnaissance de l'autre, dominan/dominé, actif/passif etc A développer.
Fonction systémique
En systémique le massage est vu comme un système composé de sous-systèmes et de méta-systèmes. Pour la définir, Joël de Rosnay lui donnait l'image suivante "il y a les télescopes pour voir l'infiniment grand, les microscopes pour voir l'infiniment petit et moi je propose le macroscope pour voir l'infiniment complexe". Et bien le massage à pour fonction aussi de permettre cet accès direct à l'infiniment complexe corporel et transcendantal.
Le massage est-il corporaliste ?

Textes et idées lancées
Epistémologiquement cela donnerait la nature des liens qui les distingue
Indifférencié ou pas ?
La distorsion en massage
Questions corrélées
l'Épithème foucldienne Quelle est la forme d'un massage et quel en est le fond ?
Il prend la forme d'une codification gestuelle, temporelle
Travailler sur l'attitude positionnelle
17:00 Publié dans Reflextions sur le massage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 18 décembre 2007
Dieu, le premier des masseurs
SUITE CHRETIENNE
Ainsi l'on peut dire avec certitude que le premier des masseurs était un homme et pour parer toutes levées de boucliers des féministes comme des masculinistes, il s'agit de plus qu'un homme, puisque je parle de Dieu. Dieu comme le premier des masseurs.
Évidemment c'est un postulat, pour l'athée que je suis, qui ne résout en fait rien puisque la précision que je me fait fort de présenter, s'amuse déjà de ce paradoxe qui me fait m'excuser de cette affirmation sexiste faisant de l'homme un Être supérieure à la femme, pour poursuivre dans cette hiérarchisation et présenter Dieu comme un non Être supérieur aux deux précédents... Ce que j'en donne est bien-sur l'image religieuse traditionnelle que l'on a, même si pour ma part, cette entité paternel forcément irréprochable, que dis-je, parfaite, qui déciderait de mon devenir au vu de mes actes terrestres me fait m'interroger sur la place de mon libre arbitre et me fait dire "quel culot". Il n'en reste pas moins que le but de ces travaux est plus sérieusement et à mon niveau, de construire une sorte de lecture parallèle de la genèse.
Il est voué à l'échec de vouloir absolument se dissocier de sa culture, ou d'une partie de celle-ci, effaçant d'un revers de main des siècles d'histoire sous le seul prétexte d'incompatibles structurelles entre sensibilités et convictions. C'est un non-sens. Ce qui fut fut écrit avant moi est écrit à jamais, humanité existante ou plus... Quel que soit notre devenir cette chosification est là, laissant à mon esprit le choix de l'expliquer, et pour cela prendre le plus possible mes distances pour se faire. Alors bien-sur je suis en permanence dans cette culture judéo-chrétienne qui me nourri, m'hydrate, me renforce, me constitue aussi. Je dis aussi, tant je suis partie prenante dans ce monde globalisant, moderne, aux économies inter-dépendantes, monde fait de sciences, de nouvelles technologies, d'hommes, de femmes et de cette quête de l'avenir pétrie de dualité. La dualité, nous y voilà donc, ce besoin de créer un autre à son image qui soit son alter-ego par déconstruction, son mimème intussusceptionné par insufflation.
Si Dieu est le père, la terre en est sans conteste la mère de laquelle l'Elohim Tout-Puissant modela à son sixième jour, Adam-anthropos. L'homme Adam qui s'arracha de lui-même son véritable alter-ego, Eve, la femme.
Jousse écrit dans son livre La manducation de la parole, chez Gallimard, page 123 ce magnifique :
"Cette loi de l'intussusception par gestes analogiques est stupéfiante de simplicité naturelle et de profondeur insoupçonnée. On ne se lasse pas d'observer les irradiations gestuelles qui se mettent en mouvement dès qu'un mimodrame est bien ordonné. Ainsi dans ce mimodrame de la création de l'Adam-terreux hors de l'adâmâh-terre par le Tout-Puissant, d'après son mimème et selon son analogème, on voit d'abord le modelage global de la poussière, ensuite le soufflage nasal et enfin la respiration gutturale de la nâfshâ-gorge.
C'est tout... et c'est c'est tout! Ce n'est pas long et cela fait toute l'anthropologie mimismologique palestinienne. En plus, cela donne un module prototype pour "ordonner" les autres mimodrames d'après ce mimème et selon cet analogème."
"Cette loi de l'intussusception par gestes analogiques" Jousse parle de ce qui descend de Dieu pour le façonner. Il prends le terme intussusception à la biologie animale et végétale qui exprime les processus liés à l'alimentation permettant ainsi à ces identifiés biologiques de se développer. Il signifie par l'intussusception l'ensembles des intrants, des apports intellectuels mais aussi spirituels passants par le geste mimismologique (c'est à dire répété). Le geste emprunté à autruit, lui-même mémoire inconsciente d'enseignements très anciens, que l'homme exprime par le mouvement. Ce texte exerce sur un second plan une attraction fascinante sur le lien supposé qu'il y a entre créateur et créé et masseur et massé, avec tout ce que cela implique de mimodrame génésiaque. Je ne tente pas de faire glisser un métier dans ce livre génial, je voudrais juste très imparfaitement expliquer combien le geste anthropologique du masseur est un cumule de mimèmes sans cesses rejouer, par ce qu'il va chercher dans l'intimité du tactil, et que ce tactil est lui-même un langage qui s'accomplit depuis le début de sa création.
Jousse saisi à merveille le mimodrame originel qui oeuvrera aux destinés des massages qui sont à leur tour les mimèmes et les analogèmes de cet Elohim créateur d'anthropos. Il se rejoue depuis, le même "modelage", massage de poussière devenu les fils de cet Adam-terreux par des mains qui à leur tour redeviendront poussière. Nous partageons avec les paysans cette communion avec la terre, eux avec la terre terrestre, nous avec la terre modelée en hommes. Nous sommes des paysans du corps, travailleurs et reteneurs de massages mimodramatiques, modelant le premier des hommes et rejouant la création à ses débuts. Nous les masseurs, sommes des hommes de la terre, des terreux, des ramasseurs de peau.
Le massé est un modelé, c'est un âdâmâh-terre devenant Adam-terreux auquel le masseur-Elohim insuffle une sorte de vie tactile sans lequel il n'y aurait aucune vie. C'est un amas de glaise aussi neutre et inconnu que de la terre qu'on prendrait dans ses mains et que le masseur/créateur va modeler pour lui donner du sens par intussusception mimismologique et anthropologique. Jousse le dit lui-même, il existe toute une hiérarchie de l'Abba, du Berra et de ceux qui vinrent ensuite pour former les sachants. Mon athéisme ne me fait pas pour autant mettre le masseur à la place de Dieu dans cette étude mais le positionne comme simple re-joueur perpétuel du premier des gestes qui passe par une intention, celle d'animer. Au début le sujet est terre, inertie de laquelle on ne perçoit que le minimum anthropologique puis soudain l'âdâmâh-terre devient. L'émotion, le resentie est sûrement ce qu'Adam à perçu de ce Père omniprésent, omnipotent et omniscient le modelant et l'animant par insufflation. C'est ce que cet Adam-terreux continue de d'entrevoir par le massage, c'est ce que l'enfant reçoit mimismologiquement de sa mère quand le geste se fait. Ce re-jeux dans le massage, se récite à l'insu même des personnes mais aucun d'entre-nous ne peut échapper à sa culture et même si l'homme créé de la boue, semble au cartésien que je suis, inconcevable, je ne peux pas m'échapper comme ça sans emporter avec moi des bribes incompréhensibles mais bien présentes de christianisme que j'enseigne malgré moi comme une plante in-déhiscente qui finie toujours par essaimer sans le savoir. La boue n'est jamais très séduisante mais les paysans du corps que nous sommes savent ce que veut dire exister.
Ainsi, Dieu fut le premier des masseurs/modelants car pour façonner un adam-terreux, pour amalgamer l'âdâmâh-terre en une forme qui soit à l'image de, il faut la pétrir, la meuler, la compresser, la masser enfin dans un act qui soit plus que du simple façonnage. Cet Être doit devenir, et même si pour nous les masseurs du monde cet Être est déjà devenu, c'est bien à la terre matricielle qu'il retournera, nous avec lui afin que se renouvelle les espoirs d'humanité jusqu'à l'avènement que les textes anciens nous promettent.
Nous voyons bien les analogies, les parallèles plus qu'évidentes qui assemblent massage, paysanisme et déisme dans ce mythe primitif de la création qui subsistent dans tous nos gestes mimant. Les terminologies, les gestes mais aussi et surtout l'intention d'animer, de donner de l'âme à chacun de ses passages sur se corps terreux, reformulent, rejouent l'intention première de Dieu. Ne parle t-on pas de donner de la vie à un massage ? De lui donner une âme ? Ce terme modelage que je combat dans ses finalités législative en France qui tant à nous l'imposer comme le seul utilisable et employable, ne me fait pas oublier ses correspondances, correspondances écrites avec Dieu par le biais des caractères les plus anciens qui soit, le Geste.
L'étymologie est un des moyens qui nous donner pour récupérer le sens premier non algerbrosé du terme. Cet Adam qui pour le profane n'est rien d'autre qu'un prénom mais reste quand même l'homme premier à être créé au sixième jour sur décision divine prend tout son relief originel lorsque l'on se rapproche de son sens. Adam vient de ED "siège de la terre" et DAM le "siège de l'âme". L'homme Adam et tous autant que nous soyons contiennent pour un temps donné la conjonction de la terre et de l'âme par intussusception et insufflation créatrice. Le massage est une étymologie, un retour momentané rendu possible par la conjonction de deux connexions originelles, l'homme et l'homme tentant de rejouer ce dialogue primitif, ce duo, cette dualité qui nous fait émerger de la terre au début du massage pour y retourner par sa fin.
Massage, manus, la main, un vol
Cette main perdue, tendue, modelante, intussusceptionnante et mimismologique par laquelle passent tant de choses s'est momentanément tarie, retirée dans une sorte de drame collectif, une fraction d'histoire ou la Leix devenue celle des hommes se ré-écrit à coups de traductions, de glissements de sens, d'altérations ethniques empêchant le modeleur de modeler au plus prêt de ses origines massante. Le masseur de France ne devient plus, l'instant d'une sorte d'hésitation législative le modelant mais le soignant, le rectificateur, le réparateur des imperfections de l'accès à l'arbre de vie. Cette interruption, cette apnée étymologique nous plonge dans l'algerbrose joussinienne, condamnant ceux qu'il appelait les latinicistes à la mort progressive du sens. Mais le sens étymologique n'est pas le sens intussusceptionné de Dieu frontalement attaqué par l'agerbrose des hommes. Le soin, isolé de ses racines anthropologiques, assèche le sachant qui s'est éloigné de la création. Réparer le corps en oubliant ses origines et la vitalité du touché devenu codifié par d'autres que l'Adam-terreux enseigné par Dieu, c'est fouler la Leix, vouloir la ré-écrire à son avantage. Ce modelage d'un Être ressemblant, improvisé en Golem momentané, autoritaire et patriarcal, ne suffit pas pour égaler l'original, et le souffle de la légitimité médicale ne peut avoir la puissance nécessaire à son animation. Ainsi, cet être mal formé non intussusceptionné et dénué de tout enseignement mimismologique par la répétition éternelle des gestes du créateur pour formé cette intussusception anthropologique est voué à l'échec. Dans le filigrane même de ce texte, le sens laïc et ce qu'il contient de déterminisme n'est pas absent. Ce disynchronisme entre le Geste initial et le geste soignant est une allégorie de l'arbre aberrant que l'homme tente de redessiner comme si le soin était le père du geste et non un de ses descendants. Cet homme, petit Dieu décrété, tente à son tour de faire le monde à son image en oubliant la Dyade conscient/inconscient qui par nature s'oppose et se complète mais à ceci-prêt que l'homme n'y accède que très difficilement et rend ses expéditions extrêmement périlleuse pour l'ensemble de la création.
Selon cette approche originelle que nous livre la Genèse, Dieu a forcément massé l'homme pour le créer, dans ses mains, d'après son mimème et selon son analogème. L'Elohim ne pouvait pas créer cet Être découlant de lui sans le prendre dans ses manus sanctis, sans le former paume contre paume, sans cette rencontre des jeux mimismologiques et étymologiques, qui font se rencontrer la main créatrice de Dieu et celle de l'acte créateur et modelant. Ce n'est pas que Dieu n'est pas la capacité de créer comme bon lui semble l'Adam-terreux mais que pour le créer il à choisi une mise en sens nourrie à son image. Dieu masseur, livreur d'hommes qui décidèrent cette prise de distance nécessaire au Je, à l'affirmation de soi, au libre-arbitre que me donne envie d'écrire cette histoire du mouvement et plus encore, du Geste. Ce Geste anthropologique qui différencie précisément l'homme des autres animaux dans ce qu'il à de plus pensé que le mouvement ne le suppose.
Mon athéisme se distingue par la contenu même que j'octroie à cette intussusception illustrative par laquelle Dieu, non content de modeler cette terre, de la nourrir de son souffle vital d'après son mimème et selon son analogème, produit parallèlement sa descensus spiritus sancti (descente du Saint-Esprit). L'homme n'est plus seulement l'élus mais devient carrément le lieu, le sanctuaire mais aussi une sorte d'avatar du nous divin perpétuellement puni pour avoir pris ses distances avec le père. La punition est ainsi toujours la dissolution dans la mort sur laquelle je me pencherais bien volontiers dans un article prochain. La mort, le dernier des massage...
Mardi 18 décembre 2007
Cabello Alain
09:50 Publié dans Exégèse textuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 17 décembre 2007
Pénalisation sans délits

EN COURS D'ECRITURE
Je tente par ce papier de poser quelques réflexions que m'inspire cette situation pour le moins étrange qu'est la pénalisation de la profession des masseurs, de l'utilisation même du terme massage et ce que cela implique.
Le terme moulin est utilisé pour définir un tunnel dans lequel disparaît brusquement l'ensemble des eaux de fonte des glaciers, créant alors tout un réseau de conduits souterrains. C'est ce que m'inspire cette disparition législative brutale des massages en France. Cette eau qui provient des différents massages du monde irrigue tout le pays comme nous le voyons, draine avec elle les sédiments de leur culture respective et c'est cela qui rend le massage si unique. Ils arrivent en France par toutes les frontières, se transforment en fleuves, confluent dans nos villes dans lesquels bien des gens se baignent quand tout à coup, ce lien entre les hommes, plus long que la Loire, disparaît dans un moulin terrestre au coeur de la France légale des années 2007/2008.
Mais quel crime est donc le nôtre ?
Y a t-il eu seulement un masseur de relaxation pris en flagrant délit d'exercice illégal de la médecine qu'un collège d'experts pourrait qualifier comme tel ? On pénalise par la loi une intention d'exercice illégale d'actes médicaux, et non un délit avéré par le truchement d'actes effectivement de nature à faire courir un risque grave à la personne, avec usurpation délibérer de titre pour tromper autrui.
L'intention serait-elle donc France un crime puni comme tel ? Que nous reproche t-on à la fin ? Une usurpation de titre pour exercer frauduleusement l'exacte profession pour laquelle cette interdiction a été crée, ou un détournement de qualificatif générique qui n'en comporte pas d'autre pour pratiquer un massage sans lien avec le médical de la corporation protégée...? Si la différence n'en est pas une pour la loi, je suis intimement persuadé qu'elle en deviendra vite une pour un tribunal, et que même s'il ne revient pas au juge de ré-écrire la loi, il peut par la jurisprudence considérer la réalité d'une situation nouvelle ne devant plus faire l'objet d'une application stricte des restrictions votées, les considérants comme contraires aux libertés. On pénalise un acte quotidien aussi fondamental à l'homme que le toucher, on invente un cime sans victimes, un délit sans fautes, on intente des procès sans plaintes autres que celles déposées par un ordre médical, celui des MKR soucieux de conserver un mot qui ne leur est pas spécialement nécessaire, et dont les autres massages du monde ne leur disputent pas l'exclusivité. Le législateur ne peut plus faire l'impasse sur sur cette discrimination devenue insoutenable. Plus un seul ministre de la Santé censé, ayant pris la peine de se pencher sur cette excroissance législative, ne saurait tolérer que la France punisse d'emprisonnement l'exercice de l'art séculaire du massage.
La loi nous consent le terme de relaxologue...
Pourquoi donner pour synonyme, à masseur et massage ceux de "relaxologue ou d'enveloppement", dès lors que les pratiques sont exactement les mêmes ? Cet exercice illégal, présenté comme un risque réel pour la santé publique, est-il dans la pratique frauduleuse et avérée d'une profession médicale ou dans le terme qui le définit ? Si l'objectif est de contrevenir à l'amalgame qui pourrait s'installer entre les différentes pratiques, le sens commun donne déjà au terme massage une signification générique qui va à l'encontre du but rechercher sans désigner de pratiques spécifiques. Alors bien sur ce qui définit un terme ne définit pas forcément sa pratique mais il se trouve qu'il s'applique à l'ensemble des techniques procédant à la manipulation des tissus et par extension on peut l'amener jusqu'aux dispositions mentales nécessaires à son objectif. La kinésithérapie, comme tous les autres massages, ne sont rien d'autres qu'une technique adaptée à leur fonction dont le massage est un des procédés. Mais le massage en soit ne peut pas définir, dans son absoluité, une seule technique à l'exclusion des autres puisqu'il les contient toutes, dès lors que le procédé passe par le touché. La seule différence entre ces massages est dans la façon dont on l'utilise en fonction de l'objectif recherché. C'est une manipulations donnée, à un endroit donné, qui va conditionner le geste pour atteindre l'objectif recherché. L'usurpation n'est donc pas là où l'on s'attend à la trouver mais bien dans le sens exclusif qu'on veut lui réserver pour un résultat sujet à caution puisque lui-même n'est pas utilisé seul pour définir la profession qu'il est censé concerner. Le massage est ainsi un procédé commun par lequel on parvient à des fins différentes.
Ce type d'annexion de terminologie est typique du mouvement de reconnaissances des ordres médicaux du 19ème et s'explique par la position dominante de la kinésithérapie lorsque la loi fut votée.
Aujourd'hui cette politique du tout sécuritaire où l'on tente de protéger malgré eux les citoyens en les alarmants contre des risques fictifs, des danger diffus, rampants, mènent à cet hydre d'un autre âge dans lequel personne n'y trouve son compte. La loi devient ce Cronos mangeant ses propres enfants, pour garder le pouvoir, alors qu'elle devrait être un sémaphore orientant les conduites de chacun. Il y aurait d'un côté, ceux qui sont mis en danger (par le biais de la santé du publique), et de l'autre, ceux qui seraient porteurs de danger comme les masseurs, dont on va jusqu'à pénaliser la pratique que l'on va jusqu' considéré comme une mise en danger délibérée de la vie d'autrui. pour la santé même des gens. Ca signifie que nous allons sciemment attenter à la sécurité physique des personnes, en toute connaissance de cause, pour la seule passion du lucre. Être jugé coupable sans délit correspond aux termes d'un régime politique qui n'est pas celui de la démocratie.

Suite éparpillée de réflexions
Le réquisitoire
Il est aussi fantasque que celui que Philippe Le Bel à mis au point pour orchestrer la chute des Templiers du royaume de France afin d'effacer ses créances et de récupérer l'or qui restait. Nous ne sommes pas accusés de commerce avec le diable et de sodomie parce que l'époque ne s'y prête plus mais au vue des grieffes nous n'en sommes pas loin.
Comme l'indique mon incipit (première phrase d'un texte), la pénalisation de la profession des masseurs et de l'utilisation même tu terme massage sont le coeur de la polémique. C'est toujours dommage d'être confronté à des archaïsmes réfreinant nos désirs mais alors, quand ceux-ci viennent de cet Olympe qu'est la science on reste pantois. La science est l'art de répondre aux phénomènes
Il est remarquable que la stabilité politique de la France nous épargne les châtiments corrélés bien que la prison nous soit promise... Ca reste préférable à la vièrge de fer mais mis en contraste avec les faits rapprochés, ça laisse songeur.
ce n’est pas parce que quelqu’un est impliqué dans une lutte contre une autorité quelconque, (…) que cela signifie qu’il est du côté de ceux qui y sont assujettis"
Contrats léonins Séculier désigne le pouvoir temporel, la justice de l'État, par opposition à spirituel
Le préalable à toute discusion ou organisation corporatiste est la reconnaissance des termes nécessaire à la bonne lisibilité de nos massages
On doit mettre en place un socle commun loin de nes intérêts catégoriels.
ce qu'on pourrait appeler les techniques de pouvoir dans la société contemporaine
Il me semble liberté-loi, c'était une certaine manière d'envisager, de définir la façon dont on pourrait exercer le pouvoir : dans un schéma d'économie de pouvoir rationnel on considère les individus comme sujets de droit détenant un certain nombre de libertés, et liés par un certain pouvoir qui limite lui-même son exercice par la loi.
Il faut tenir compte du fait que le livre n'est pas un livre technique, ce n'est pas le programme commun. C'est un livre qui a été écrit en grande partie par des gens comme moi, c'est-à-dire qui ne connaissent pas grand chose au fond du problème bien qu'il y ait un certain nombre de techniciens qui y aient participé, mais le niveau de discours est assez allusif, rien de très précis. Mais il est significatif d'une certaine manière de poser les problèmes.
Foucault souligne qu'alors que la loi condamnait jadis l'infraction, l'acte transgressant la loi, nous entrons désormais dans une « société disciplinaire » qui condamne le criminel lui-même, appelé « délinquant ». On crée ainsi un type spécial de population, les « délinquants » ou bien les « pervers ». Au lieu de punir l'acte, on criminalise une personne ou une catégorie de la population.
Lundi 17 décembre 2007
Cabello Alain
19:35 Publié dans Massage & loi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Appel à éxégèse des textes classiques
Il faudrait, mais je n'en n'ai pas la puissance intellectuelle nécessaire, re-visiter les oeuvres classiques, tous les ouvrages traitant sous quelques formes que ce soit du geste, primitif ou moderne, religieux, philosophique, politique desquels nous pourrions tirer l'essence de ce vouloir massant. Les livres de Marcel Jousse par exemple, m'aimantent comme jamais. Cette culture orale palestinienne transpire de gestuelle anthropologique qu'il serait fabuleux de traiter au bénéfice du massage français. Je sens que la différence fondamentale de ce massage sur les autres pratiques que le monde connaît, ne peut se limiter à son seul globalisme corporel ou à une lecture parallèle des symbolismes occidentaux, mais se poursuit dans cette perception de l'étude des textes. Le pire des crétins le sera toujours moins que celui qui se croit supérieur à lui et je pense que le plus illettrés des illettrés, les personnes souffrant de handicapes physiques mais aussi de troubles mentaux sont parfaitement en mesure de devenir de grand(e)s masseur(se)s. Et que l'on ne vienne pas me parler de "thérapie" par le massage, il faut souffler, il y a assez de massages thérapeutiques sans donner au massage français ses entrées socialement validées. Il faut souffler disai-je, respirer hors du champs de la thérapie et réapprendre à écouter son corps. Est-on à ce point contaminé de médical qu'il faut le voir de fait, lorsque vous demandez à un handicapé, par exemple de vous masser ou de se laisser masser ? Les effets sur lui sont-ils donc irrémédiablement condamnés à être de la médecine ? Ce fond mortel est atteint dans la présente loi régissant la profession de la kinésithérapie dans la France de 2007/2008, faisant du massage, de sa pratique comme de son libellé un exercice médical. Ce serait inéluctable, comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir mais le massage français répond "laissez-nous notre langage sans nous accuser de barbarismes, ou d'erreur médicale". C'est l'enfer des corps et mon objectif est d'en sortir.
Il nous faudrait une sorte d'institut du massage français réunissant des sachants d'obédiences diverses qui travailleraient sur les entrées que présente le geste dans leur domaine d'expertise. Le but va au-delà bien sur de la seul émergence du massage, soit-il français mais de ce que cela implique de toucher à l'autre. Qu'y a-t-il derrière ce geste, d'ou part-il ?
Le massage n'est pas seulement le massage du corps, il passe malgré nous par la musique, pas le dessin, par la bande-dessinée, par le cinéma, par l'écriture. C'est ça qui nous touche en fait dans le massage, ce-sont ces interactions culturelles, primitives, sexuelles. Quelle pourrait être l'implication des autres massages là-dedans ? Il faudrait que Paris les rassembles et que de cette aventure naisse une re-simplification de la vie.
La vie corporelle comme la vie cérébrale trame le corps humain, le divise en deux mais cette division par de lui et in finé le retrouve par le corps. Seulement ce corps se prolonge toujours par ses pensées, par l'objet qu'il prend et dans cet objet le massage suit, le pénètre autant que celui qui le prend en perçoit la nature.
Lorsque je pends une tasse de café par la ance la main se prolonge par la tasse et sent son poids, sa forme, la chaleur même du café qui se diffuse dans les doigts. C'est déjà du massage. Le plus extraordinaire dans le massage français c'est cet appel à ressentir par la main ce que l'on donne, de masser par sa propre sensation de massage. Lorsque vous passez par exemple la main à fleur de peau ou plus sublime encore, à fleur de poils, vous sentez dans votre main l'existence de l'autre et le massage percole du sien au votre. Ce qui se prolonge dans la tasse communique de la même manière avec la culture, l'inconscient, la vie dans ses différents niveaux de développement. Je parle de perceptions tactiles, évolution intellectuelle ou même spirituelle qui ne sont pas incompatibles avec le massage français dès lors qu'elles ne viennent pas le polluer par des interprétations hasardeuses ou pire, par son utilisation pour étayer je ne sais quelle déviance.
Voilà, je lance un appel aux textes, de quelque nature qu'ils soit dès lors qu'il sont en lien avec le massage de près ou de loin.
Lundi 17 décembre 2007
17:15 Publié dans Exégèse textuelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 15 décembre 2007
Les choses à ne pas faire ou dire
Je lance pêle-mêle sur ce papier quelques observations que j'ai faite et qui sont à éviter...
- Éviter de raconter des anecdotes sur vos clients
- Restez toujours discret et ne parlez pas du massage que la personne a pris.
- La personne qui vous dit "j'ai du ventre..." ne lui répondait pas " il y a pire..."
- A celui qui vous dit son âge n'abondait pas dans ce stupide conditionnement généralisé qui rendrait soit disant flatteur le "vous ne les faites pas...". Ainsi il faudrait avoir l'âge de son esprit mais pas celui de son corps ? Étrange façon pour vivre une existence équilibrée...
- Evitez les jugements de valeurs, pas d'opinons émisent sur la beauté supposée de telle personne
17:35 Publié dans Reflextions sur le massage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 13 décembre 2007
La maison de la sorcière
EN COURS D'ECRITURE
Il était une fois une fort vilaine sorcière qui habitait là où les hommes l'acculèrent. Elle était habillé de moeurs et de pudibonderie, faisant de cette anomalie ce que l'on ne veut pas y trouver. Quand elle finit par mourir à cause de notre insatiable curiosité, elle laissa place à la réalité que les mensonges et nos idées reçus avait rendu bien vilaine. Mais qui était-elle donc ? Sa grande sorcellerie lui donnait le pouvoir de prendre bien des visages, celui du dogme comme celui de la peur qui tour à tour se succédait pour y nourrir les fantasmes de nos cauchemars. Elle se renommait Ana, mais les mauvaises langues _qu'on ne revit jamais_ finirent par l'appeler anal ou anus dans sa forme latine (qui veut dire année), pour souligner l'horreur du sort qui lui fut asséné.
Aujourd'hui on sait que l'anus est une sorte de soeur jumelle de la bouche en négatif. On nous dit qu'une autre sorcière, mère de toutes les autres l'aurait privé à tout jamais de pouvoir s'exprimer, et que seule la belle du visage serait en mesure de chanter, de composer des poèmes, et que plus elle serait bavarde et heureuse de son inestimable don, plus elle réduirait sa soeur au silence sans qu'elle n'en sache rien. C'est terrible comme histoire.
Sa maison ressemblait à toutes les maisons de sorcières, faite de poils, de mauvaises odeur et même d'une porte qui, nous dit-on, donnait directement dans les jardins du diable en personne. Le plus démoniaque, nous dit la légende, est que chacun de ceux qui vivaient à l'époque y étaient assis dessus et portaient ainsi en eux les germes de l'infamies...
Le pire finissent par nous raconter les vieux du village après avoir un peut trop bu, est que les péts seraient l'haleine de son rire constatant que, malgré qu'on n'ait tout bien consciencieusement nettoyé, nous sommes encore toujours autant dans la merde !
L'anus, un procès en sorcellerie
Que n'a-t-on pas dit ou plutôt, que n'a-t-on tue, des siècles durant, de la réalité anale de l'homme et si aujourd'hui il ne fait plus vraiment débat dans le massage français il reste souvent une découverte pour bien des personnes et tout particulièrement les hommes. Mais ce tabou n'est pas l'apanage des émotions, il s'insinue partout où on ne fait pas individuellement la lumière. Dans beaucoup de massage "le problème du sexe" est régler par la pose d'une serviette dessus mais l'anus lui s'est chargé d'une sexualité en négatif très ancienne. Si le sexe la symbolise, et véhicule toujours une sorte de malaise comme croiser quelqu'un dans la rue, la nuit, l'anus lui est l'obscurité elle-même. Le pénis reste contournable mais l'anus lui ne l'est pas, on évite pas la nuit, on peut tout au plus se déplacer de réverbère en réverbère sur une peau que la lumière rend visible au premier balayage optique. L'histoire fourmille de ce type de no mans land marquant la frontière du conscient et de son opposé inconscient.
L'expression de "pécher silencieux" par exemple, que l'église employait pour qualifier la sodomie. Cette pénétration, par derrière, excursion vers la connaissance, le savoir, qui permettez moins d'échapper au grand dessein de Dieu, qu'au pouvoir séculier du clergé et de son pendant temporel, le Roi et ses ramifications féodales. Les fesses marquent bien dans leur topographie cette opposition, cette scission entre deux mondes inconciliables qui appartiennent pourtant au même corps. Ce dualisme sévère reflète les vérités cachées que révèle par l'analyse le corps confondu. L'inconscient joue se rôle primordiale de joint de dilatation dont il suffit de regarder les déformations, les aspérités, les blessures pour comprendre par déduction, les formes fantomatiques du refoulement, pour tenter de les résoudre par la compréhension.
Alors cet anodonte perpétuellement déglutissant, sous bien des aspects, reste la maison de la sorcière de beaucoup d'entre-nous. C'est là une des entrées directes sur l'enfer, et la peur d'y faire le ménage est plus celle d'y trouver quelque chose de non conforme, comme le dentiste qui en cherchant bien, finit par trouver. La bouche est gracile, belle comme le jour pouvant mentir avec aplomb... L'anus a la difformité des gens de la terre, il est franc, sans atour même si par l'épilation on tente de lui redonner un peu de tenue comme à un garçon d'étable que l'on chausserait de chaussures neuves.
Notre société actuelle, ultra communiquante perpétue se mythe du beau verbe mais considère que masser tout le corps jusque dans les recoins de cette maison hantée est audacieux et un rien provoquant. La loi répond même à coté, comme d'habitude lorsqu'il s'agit de comprendre ce que les textes condamnent par principe plus que par réflexions. Je crois, mais il me faut encore aller en chercher confirmation, que les contacts avec les zones intimes sont considérés en France comme "plaisir donné à autrui" et assimilés à de la prostitution. On appréciera la cathédrale de nuances dont la loi fait preuve mais il n'est guère éloigné du sentiment diffus qui prévaut... Faut-il vraiment aller chercher "si loin" l'épanouissement par le massage ? En massage français on demande s'il faut rester à tout jamais dans la mandorle trinitaire, du père de l'exercice traditionnel du massage, du fils masseur/massé, et du St-esprit législatif ? Non à l'exégèses ? Non aux apocryphes ? Pourtant cet anus n'est pas sans sans règne, sans magnificences, il exprime une sorte de tectonique des plaques qui nous révèle non pas une dérive des continents mais un parcourt corporel, qui pour vivre, a besoin de mouvements. Par l'anus au XIXème siècle on avait théorisé les caractères anaux qui permettaient de confondre le délit d'homosexualité par pénétration des fondements mais aussi par constatation empiriques des régressions organiques humaines vers le zoomorphisme. L'homme perdait ainsi son statut d'homme mais devenait aussi tout bonnement animal à tel point que le fameux Tardieu, titillé par le besoin d'aborder le sujet commencera son livre en s'excusant très longuement de devoir, au non de la science, parler de cette monstruosité "comment écrire proprement sur de la saleté"... Le massage français prend alors soudainement un sens nouveau lorsqu'on lui rend les reliefs de son histoire. Certes, nous nous croyons désormais loin des élucubrations de ce Tardieu mais cette radiation adaptative des comportements, pour coller au plus juste à l'opinion ambiante, n'a pas subitement disparue avec le changement de siècle, sous prétexte que ces observations furent invalidées. Elle reste diffuse et comme les sédiments conservent longtemps en mémoire le passé de nos pollutions, il est des régions du corps qui hurlent encore des bûchers de nos sorcières. Le massage assagi tout cela, le touché apaise et l'anus moins que tout autres, n'échappent à ce besoin archétypique de contact. Toucher c'est communiquer, c'est reconnaître, c'est décrire ce qui devient une attention enfin réelle. Résoudre les peurs que contient le corps comme autant d'enclaves... la suite à venir
Jeudi 13 décembre...
23:30 Publié dans Reflextions sur le massage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Code de la santé publique
Légifrance avec les différents Codes, dont celui de la Santé Publique.
Kinélégis
Conseil d'Etat
Le massage, considéré comme un acte médical est encore réservé dans la France de 2007 aux seuls Masseurs-Kinésithérapeutes-Rééducateurs. De fait, nous nous retrouvons dans la situation ubuesque d'être nier par l'État puisque toutes les dispositions légales censées codifier nos pratiques se trouvent ainsi couchées dans le Code de la santé publique. Dans un pays moderne comme la France, ces Codes sont nombreux, comme vous le verrez sur le site de Légifrance qui publie gratuitement l'ensembles des lois votées en France. C'est à nous, masseuses et masseurs de nous organiser en fédération pour que l'on puisse trouver notre place légitime dans la loi au plus proche de nos pratiques respectives.
Je vais tenter, progressivement, de vous expliquer comment il fonctionne et ce que l'on y trouve.
Ce Code français de la santé publique fut créé en 1953 et compte aujourd'hui pas moins de huit cents pages publiées au JO (Journal Officiel dans lequel paraît l'ensemble des dispositions légales en France "loi, création d'associations, dépôt de marques etc..). Ce Code est bien-sur un incontournable de tout pays organisé et ces dix milles articles indigestes ne l'est pas pour la nation. Il est en permanence remis à jour par la loi ou par le biais d'ordonnances.
Il se compose d'une partie réglementaire et d'une d'une autre législative. Ce Code a six parties exp. (le droit des personnes en matière de santé) dont chacune est divisées en livres (Livre I, II etc), ces livres en titres (Titre I Institutions, Sang humain etc), ces titres ont des chapitres (Chapitre I exp. Dispositions pénales) et les chapitres se constitutent d'articles numérotés (Art. L. 4321-1).
Nous les masseurs thérapeutes ayant pour crime de ne pas avoir choisie la kinésithérapie, devrions être dans ce codex, dans le Livres Ier des professions médicales. Par contre, pour les non-médicaux, autres intouchables parmi les thérapeutes des massages du monde, comme les praticien(ne)s qui renoncent à la dimension thérapeutique de leur massage ou le massage français qui en est dénué, sommes encartés dans les preneurs de corporation, des voleurs de nids. La prison guette les charlatans dont on nous a décrété être alors qu'aucuns de ces masseurs non médicaux ne demandent à être intégrés au sein de ce Code et ceux qui le sont, ne demandent pas l'assimilation à la kinésithérapie.
Vendredi 14 décembre 2007
Alain Cabello

18:20 Publié dans Massage & loi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Articles de loi
EN TRAVAU
Je vous présente quelques articles de loi concernant "notre métier" que nous sommes autorisé à pratiquer, que par autant de circonvolutions, qu'il n'en faut pour s'ingénier à nous menacer des pires horreurs prévotales, si nous percistons (c'est à dire personne), à vouloir faire de la concurrence aux kinésithérapeutes. Nous sommes des paysans du geste que l'on s'évertue à présenter comme une armée en puissance risquant de prendre ce que personne ne veut. Le soins du vivant serait ainsi réservé aux seuls sachants médicaux.

Code de la santé publique
Dispositions pénales
Art. L. 4321-1. - La profession de masseur-kinésithérapeute consiste à pratiquer habituellement le massage et la gymnastique médicale.
La définition du massage et de la gymnastique médicale est précisée par un décret en Conseil d'Etat, après avis de l'Académie nationale de médecine.
Lorsqu'ils agissent dans un but thérapeutique, les masseurs-kinésithérapeutes ne peuvent pratiquer leur art que sur ordonnance médicale.
Art. L. 4321-5. - Les personnes qui ont fait la preuve qu'elles exerçaient le massage médical ou la gymnastique médicale depuis trois années au 1er mai 1946 et qui ont reçu une autorisation peuvent continuer définitivement leur activité suivant les modalités fixées pour chacune d'elles par l'arrêté du ministre chargé de la santé. Mention de leur autorisation est portée sur un registre spécial déposé à la préfecture.
Ainsi, dans le processus de reconnaissance des professions du massage on pourrait envisage ce même système de Validation des Acquits
Art. L. 4321-8. - Seules les personnes munies du diplôme d'Etat de masseur-kinésithérapeute institué par l'article L. 4321-3 peuvent porter les titres de masseur-kinésithérapeute, de gymnaste médical ou de masseur, accompagné ou non d'un qualificatif. Les qualificatifs et leurs conditions d'attribution sont fixés par arrêté du ministre chargé de la santé.
L. 4321-10. Nul ne peut exercer la profession de masseur-kinésithérapeute s’il n’est inscrit sur le tableau tenu par l’ordre. Cette disposition n’est pas applicable aux masseurs-kinésithérapeutes qui relèvent du service de santé des armées.
Art. L. 4321-12. - Les masseurs-kinésithérapeutes titulaires du diplôme d'Etat peuvent porter l'insigne respectif conforme au modèle établi par le ministre chargé de la santé et dont l'usage leur est exclusivement réservé.
Il leur est délivré une carte professionnelle dont le modèle est également établi par le ministre chargé de la santé.
Art. L. 4321-13. L’ordre des masseurs-kinésithérapeutes groupe obligatoirement tous les masseurs-kinésithérapeutes habilités à exercer leur profession en France, à l’exception des masseurs-kinésithérapeutes relevant du service de santé des armées.
Art. L. 4323-1. - Les groupements professionnels régulièrement constitués de masseurs-kinésithérapeutes et de pédicures-podologues sont habilités à poursuivre les délinquants par voie de citation directe devant la juridiction correctionnelle, sans préjudice de la faculté de se porter partie civile dans toute poursuite intentée par le ministère public.
Art. L. 4323-4. - L'exercice illégal de la profession de masseur-kinésithérapeute ou de la profession de pédicure-podologue est puni de 25 000 F (3811,22€) d'amende et, en cas de récidive, de cinq mois d'emprisonnement et de 30 000 F (4573,47€) d'amende.
Section 9 : usurpation de titres
Article 433-17. - L'usage, sans droit, d'un titre attaché à une profession réglementée par l'autorité publique ou d'un diplôme officiel ou d'une qualité dont les conditions d'attribution sont fixées par l'autorité publique est puni d'un an d'emprisonnement et de 100 000 F (15244,90€ d'amende.
13:55 Publié dans Massage & loi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 11 décembre 2007
EXERCICE ILLEGAL DU MASSAGE et DE LA KINESITHERAPIE
Texte provenant du site http://www.kine-services. Je répondrait à chacune des argumentations en noir.
Conformément à l'arrêté du 6 janvier 1962 qui fixe la liste des actes médicaux, les masseurs kinésithérapeutes exercent leur activité par délégation de compétences du médecin vers le masseur kinésithérapeute.
Tous les actes et techniques des masseurs kinésithérapeutes sont donc médicaux.
Le massage y est nommément stipulé comme un acte médical. L'accolement du qualificatif « esthétique » ou la finalité esthétique de l'acte ne saurait lui retirer cette qualité.
A défaut, cette distinction purement sémantique conduirait de la même façon à autoriser la pratique des actes de chirurgie « esthétique » par d'autres professionnels que les Docteurs en Médecine.
REPONSE
"Tous les actes et techniques des masseurs kinésithérapeutes sont donc médicaux" la-dessus rien à redire. "Le massage y est nommément stipulé comme un acte médical". Il est en effet acceptable que le vocable massage, accolé à celui de kinésithérapeute soit considéré comme un acte médicale. "L'accolement du qualificatif « esthétique » ou la finalité esthétique de l'acte ne saurait lui retirer cette qualité." Cette phrase est très intéressante elle explique avec tout le sérieux qui s'impose que le massage, soit-il pratiqué à des fins purement esthétique (donc pour la beauté) reste un acte médicale. Cela signifie aussi que le massage n'a pas de valeur esthétique ou alors qu'il faut contacter son kiné pour se faire. La raison est posée sans vergogne en fin de paragraphe, ce serait la porte ouverte à tous les glissements. "distinction purement sémantique" ce qui veut dire que la loi serait inefficace pour apporter ce type de distinction évitant que tout le monde se mette à pratiquer "des actes de chirurgie « esthétique »".
Le masseur kinésithérapeute exerce son activité dans le respect de ses compétences.
Lorsque les techniques utilisées par le masseur kinésithérapeute sont à but thérapeutique, elle doivent obligatoirement faire l'objet d'une prescription médicale (laquelle n'a plus à être qualitative et quantitative depuis l'arrêté du 22 février 2000).
Mais elles peuvent ne pas être à but thérapeutique et relèvent alors de la seule compétence décisionnaire du masseur kinésithérapeute.
Là rien à dire.
Ces compétences sont inscrites dans la loi. Certaines s'exercent en compétence partagées, d'autres en compétence exclusives (= monopôle). La loi française a créé deux monopoles pour les masseurs kinésithérapeutes, celui de la gymnastique médicale et celui du massage.
REPONSE
Je refuse quant à moi le terme de monopole. Qu'une loi protège la pratique des masseurs-kinésithérapeutes-ré-éducateur dit MKR, cela me semble absolument nécessaire. Mais dans mono-pôle il y a l'unicité d'une pratique qui dans les fait n'est plus appliquée. Le massage est désormais multi-pôle et la plus part des techniques de massage traditionnelle sont largement antérieure à la kinésithérapie. Aucune corporation ne peut exécuter un art millénaire par l'interprétation ou les carences momentanée de la loi.
Si le premier, technique est en rapport direct avec le soin thérapeutique, n'est que rarement détourné, il n'en est pas de même pour le second. Par ignorance ou mercantilisme, un certain nombre de personnes détournent ce monopôle à leur profit, effectuant dès lors aux yeux de la loi un exercice illégal de la médecine et de la kinésithérapie.
REPONSE
"ignorance ou mercantilisme" ne sont malheureusement pas des monopoles...
Contrairement à ce que certains pensent ou laissent entendre, le massage, même s'il n'est pas thérapeutique, n'est pas un acte anodin, car il s'exerce sur un organe essentiel et complexe du corps humain : la peau.
Il est donc nécessaire de prendre un minimum de précautions quant aux personnes qui l'exerceraient. La qualification de Masseur Kinésithérapeute apporte une reconnaissance de compétences techniques et de connaissances physio-pathologiques validées par un Diplôme d'Etat.
REPONSE
Il est amusant de lire ce "même s'il n'est pas thérapeutique, n'est pas un acte anodin"... Cela veut dire que le massage peut ne pas être thérapeutique mais qu'il reste un exercice illégal de la médecine, donc médical mais pas thérapeutique... Tous citoyen voulant se faire masser doit donc se faire prescrire son touché.
Si le législateur l'a voulu ainsi, ce n'est aucunement afin de protéger les intérêts d'une catégorie de professionnels ou d'entraver la liberté d'entreprendre, mais plutôt dans un triple souci de santé publique (au regard des conséquences physio-pathologiques qu'il peut engendrer), d'ordre public (permettant de prévenir certaines dérives sectaires et/ou sexuelles liées à une pratique incontrôlée du massage) et de salubrité publique (conditions d'hygiène permettant de préserver la population de maladies endémiques et contagieuses).
REPONSE
"Si le législateur l'a voulu ainsi, ce n'est aucunement afin de protéger les intérêts d'une catégorie de professionnels ou d'entraver la liberté d'entreprendre" Cette précision est nécessaire en effet, car quelques doutes subsistaient... toujours est-il que les intégrer de la liberté d'exercer l'art des massages du monde est passé sous silence.
Le trois en un est parfait de démagogie. On commencera par la santé publique"au regard des conséquences physio-pathologiques qu'il peut engendrer" comprenez les risques que peuvent avoir un massage sur votre organisme... Ensuite c'est "l'ordre public" qui est invoqué avec les dérives sexuelles qui peuvent découler de la libéralisation du massage. Ainsi ce monopole est un barrage à la prostitution. Pour terminer c'est la salubrité publique "conditions d'hygiène permettant de préserver la population de maladies endémiques et contagieuses" Grâce à cette loi on lute et on préserve la population des maladies...
Il semble donc indispensable de clarifier les choses et de rappeler la loi en la matière.
REPONSE
Je le pense aussi.
2) Définition du massage :
Le massage, dont la définition a reçu l'aval de l'Académie de Médecine et du Conseil d'Etat, est officiellement défini par l'Article R4321-3 du Code de la Santé Publique, dispositions réglementaires (Décret n° 2004-802 du 29 juillet 2004 - JO du 8 août 2004) :
« On entend par massage toute manoeuvre externe, réalisée sur les tissus, dans un but thérapeutique ou non, de façon manuelle ou par l'intermédiaire d'appareils autres que les appareils d'électrothérapie, avec ou sans l'aide de produits, qui comporte une mobilisation ou une stimulation méthodique, mécanique ou réflexe de ces tissus ».
Ainsi donc, tout massage thérapeutique, sportif ou de bien-être, le drainage lymphatique manuel ou mécanisé (presso-thérapie avec bottes gonflables), le palper-rouler manuel ou mécanisé, le dépresso-massage, les massages réflexes, la masso-puncture. sont des actes qui répondent en France à la définition légale du massage.
Il faut d'ailleurs remarquer que la plupart des massages au noms exotiques considérés en France comme de simples massages de détente sont, dans leur pays d'origine, considérés comme ayant des vertus thérapeutiques.
REPONSE
La définition du mot massage me semble assez correcte bien que fort limitative, j'en propose une autre définition (voir Définition du massage)mais la définition légale du mot elle me semble toujours hautement liberticide et scandaleuse."...sont, dans leur pays d'origine, considérés comme ayant des vertus thérapeutiques". Avant de s'intéresser aux législations des autres pays comme la thaïlande, la Corée, la Chine ou le Japon, penchons nous sur les directives européennes et le nombre de pays tout aussi modernes que le nôtre qui font parfaitement coexister ses massages.
On ne peut pas davantage relever le statut thérapeutique de tel massage dans leur pays d'origine _qu'ils perdent d'ailleurs dans d'autres pays notamment de la communauté européenne_ que l'on ne peut souligner le statut de tel autre massage de relaxation reconnus comme tel dans leur pays pour en interdire la pratique en France. La France doit avant tout construir sa législation sur les nécessités de son époque et pas en fonction de ses voisins hors mise en conformité avec l'Europe.
3) Monopôle du massage :
Le monopôle du massage a longtemps été inscrit dans les textes en des termes non équivoques (ancien article L487) : « Nul ne peut exercer le massage et la gymnastique médicale s'il n'est titulaire du diplôme d'état de masseur kinésithérapeute. ».
En 2000, le législateur a souhaité harmoniser la formulation pour toutes les professions de santé. La loi du 15 juin 2000 transforme donc le texte (nouvel article L4321-1) : « La profession de masseur-kinésithérapeute consiste à pratiquer habituellement le massage et la gymnastique médicale. » laissant croire, à tort, à certains en la fin du monopôle du massage pour les MK.
Le Conseil d'Etat, dans son arrêté du 29 décembre 2000 ( Conseil d'Etat statuant au contentieux N° 223361 Publié aux Tables du Recueil Lebon Lecture du 29 décembre 2000), a confirmé la compétence exclusive du massage, thérapeutique ou non, aux seuls Masseurs Kinésithérapeutes Diplômés d'Etat, rappelant que la modification de rédaction se fait à droit constant :
« Aux termes du premier alinéa de l'article L. 4321-1 du code de la santé publique issu de l'ordonnance du 15 juin 2000 relative à la partie législative du code de la santé publique : "La profession de masseur-kinésithérapeute consiste à pratiquer habituellement le massage et la gymnastique médicale".
Ces dispositions se sont substituées à l'article L. 487 du même code aux termes duquel "(.) nul ne peut exercer la profession de masseur-kinésithérapeute, c'est-à-dire pratiquer le massage et la gymnastique médicale, s'il n'est muni du diplôme d'Etat de masseur-kinésithérapeute et inscrit au tableau de l'ordre (.)". Le changement ainsi introduit dans la définition de la profession de masseur-kinésithérapeute, dont la rédaction est inspirée de celles retenues pour d'autres professions paramédicales relevant de définitions similaires avant la codification, n'a ni pour objet ni pour effet de modifier l'état du droit relatif aux conditions d'exercice de la profession et à la répression de son exercice illégal ».
REPONSE
"nul ne peut exercer la profession de masseur-kinésithérapeute, c'est-à-dire pratiquer le massage et la gymnastique médicale" dans le cadre de cette pratique médicale je suis d'accord mais cela ne doit en aucun cas concerné les massages du monde en ceux qui ne sont pas thérapeutique.
La suite est divine "Le Conseil d'Etat a confirmé la compétence exclusive du massage, thérapeutique ou non, aux seuls Masseurs Kinésithérapeutes... C'est en fait une interprétation parfaitement abusive. Ce que j'en dit n'est pas moins interprétatif mais il n'est pas pensable un millième de seconde que le Conseil d'État se soit prononcer de la sort sans s'être fait un avis au-près des acteurs concerné des massages de relaxation.
C'est l'article L 4321-1 du code de la Santé Publique du 4 mars 2002 (loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 48 Journal Officiel du 5 mars 2002) qui donne aujourd'hui de façon claire le monopole du massage aux seuls Masseurs Kinésithérapeutes :
« La profession de masseur-kinésithérapeute consiste à pratiquer habituellement le massage et la gymnastique médicale. La définition du massage et de la gymnastique médicale est précisée par un décret en Conseil d'Etat, après avis de l'Académie nationale de médecine.
Lorsqu'ils agissent dans un but thérapeutique, les masseurs-kinésithérapeutes pratiquent leur art sur ordonnance médicale et peuvent prescrire, sauf indication contraire du médecin, les dispositifs médicaux nécessaires à l'exercice de leur profession. La liste de ces dispositifs médicaux est fixée par arrêté des ministres chargés de la santé et de la sécurité sociale après avis de l'Académie nationale de médecine ».
Et qui définit, par l'article L4321-2 du Code de la Santé Publique (Loi nº 2002-303 du 4 mars2002 art. 72 III 1º Journal Officiel du 5 mars 2002), les conditions pour exercer la profession de masseur kinésithérapeute :
« Peuvent exercer la profession de masseur-kinésithérapeute les personnes titulaires d'un diplôme, certificat ou titre mentionné aux articles L. 4321-3 et L. 4321-4 ou titulaires des autorisations mentionnées aux articles L. 4321-5 à L. 4321-7 ».
Réponse
Les masseurs de relaxations ne le contestent pas et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils demandent également de sortir de cette vétusté législative en leur donnant un statut digne de la France.
4) Dérogations :
a) Par délégation de monopole médical à différentes professions de santé :
Ne peut être considéré comme exercice illégal du massage l'utilisation de cette technique faite par un professionnel de santé comme simple moyen de mise en ouvre d'un acte inscrit dans son décret de compétences (et uniquement dans ce cadre). On retiendra par exemple la prévention cutanée des escarres en soins infirmiers, les soins apportés à la parturiente, etc.
e) Une seule dérogation est inscrite dans la jurisprudence pour les esthéticiennes :
La Cour de Cassation (Chambre criminelle, 3 juin 1980, pourvoi n°79-92805, publié au bulletin) déclare :
« Ne constitue pas un massage dont la pratique est réservée aux seules titulaires du diplôme de masseur kinésithérapeute le fait pour une esthéticienne cosméticienne d'effectuer sur le visage de ses clientes des actes se ramenant à un simple effleurage ayant un caractère superficiel et un objet purement esthétique ».
Cette décision a l'avantage, si elle confère cette dérogation aux seules esthéticiennes, de préciser qu'il doit s'agir exclusivement d'un acte de cosmétique superficiel et purement esthétique, limité au seul visage, tout autre massage étant réservé aux seuls titulaires du diplôme de masseur kinésithérapeute.
REPONSE
Ces deux paragraphes sont cocasses. Dans mon Auvergne natale on dirait que c'est vraiment mesurer le trou du cul des merles avec un pieds à coulisse. Toucher le visage par simple effleurement ne peut constituer un massage parce que la Chambre criminelle les y a contraint... "L'avantage" que semble constituer ce premier paragraphe est précisé dans le second. "...il doit s'agir exclusivement d'un acte de cosmétique superficiel et purement esthétique, limité au seul visage, tout autre massage étant réservé...". Cela veut dire qu'il y aurait une exception pour les esthéticienne ? Le visage serait massable mais pas le reste ?
Enseignement et apprentissage, connaissance et compétence, exercice privé et professionnel :
a) Enseignement et apprentissage :
En France, l'enseignement est libre sous réserve que le formateur réponde aux critères requis par la loi et que l'objet de l'enseignement ne soit pas proscrit par la loi. On peut donc librement enseigner le massage.
REPONSE
On peut donc enseigner ce qu'il est interdit de pratiquer et en l'occurrence l'exercice illégal de la médecine... Le plus amusant est que cet enseignement, s'il n'est pas diplômant, reste agréé par la préfecture...
A ce titre, la loi, par l'article R4321-13 du Code de la Santé publique, autorise de fait le masseur kinésithérapeute à enseigner dans les domaines retenus par cet article :
« Selon les secteurs d'activité où il exerce et les besoins rencontrés, le masseur-kinésithérapeute participe à différentes actions d'éducation, de prévention, de dépistage, de formation et d'encadrement.
Ces actions concernent en particulier :
1º La formation initiale et continue des masseurs-kinésithérapeutes ;
2º La contribution à la formation d'autres professionnels ;
3º La collaboration, en particulier avec les autres membres des professions sanitaires et sociales, permettant de réaliser des interventions coordonnées, notamment en matière de prévention ;
4º Le développement de la recherche en rapport avec la masso-kinésithérapie ;
5º La pratique de la gymnastique hygiénique, d'entretien ou préventive ».
En France, l'apprentissage est libre sous réserve également que l'objet de l'enseignement ne soit pas proscrit par la loi. On peut donc également librement apprendre le massage.
Réponse
Un kinésithérapeute lui-même ne saurait sortir de ce cadre. Mais alors s'il décide de faire du massage français il fait de l'exercice illégal de la médecine ? On nous répond que non, parce qu'il a son diplôme d'Etat... Donc cela signifie qu'ayant le droit es-qualité d'utiliser le vocable massage il fait une liaison et donc un amalgame entre les deux pratique. En pratiquant le massage français, il est encore dans le thérapeutique.
b) Connaissance et compétence :
Mais il ne faut ensuite pas confondre connaissance (le fait de connaître*) d'une technique et compétence (connaissance approfondie, reconnue, qui confère le droit de juger, ou de décider en certaines matières*) technique : ce n'est pas parce que l'on sait changer une ampoule qu'on a le droit de se prétendre électricien.
Réponse
La distinction est vrai et ce n'est pas parce que l'on est kinésithérapeute que l'on est habile en shiatsu. Il est donc urgent de mettre de l'ordre dans tout cela.
* définition Le Robert 2002
c) Exercice privé et professionnel :
Si l'enseignement et l'apprentissage du massage sont libres, sa pratique ne l'est pas forcément selon le cadre où on l'exerce :
- Activité dans un cadre familial et privé (famille, amis & actes non rémunéré) : la pratique est libre.
- Activité dans un cadre professionnel (clientèle & actes rémunérés) : la pratique est réglementée et est exclusivement réservée aux seuls masseurs kinésithérapeutes.
Réponse
Dans un cadre familiale il est donc permis de se livrer à l'exercice illégal de la médecine et c'est quand on en tire rétribution que cela deviendrait répréhensible ?
C'est la reconnaissance des compétences techniques et des connaissances physio-pathologiques du masseur kinésithérapeute, validées par un Diplôme d'Etat, qui autorise le législateur à lui conférer seul le droit d'un exercice professionnel du massage.
Réponse
En kinésithérapie sûrement mais pas dans les autres massages...
7) Exercice illégal :
Ainsi,selon le souhait du législateur (tel que définit au 1), tout massage, thérapeutique ou non (tel que définit au 2), non pratiqué par un Masseur Kinésithérapeute (tel que définit au 3) en dehors des dérogations (tel que définit au 4), exercé dans un cadre professionnel et rémunéré (tel que défini au 5) est de l'exercice illégal de la médecine et de la kinésithérapie qui ne peut être assurable en RCP (tel que définit au 6).
Réponse
Cela spécifie que normalement aucune assurance ne peut nous assurer en RCP c'est à dire en Responsabilité Civile Professionnelle. Pourtant tous les instituts dont le mien sont assurés...
8) Usurpation de titre :
L'article L4321-8 du Code de la Santé Publique reconnaît trois titres réservés aux seuls masseurs kinésithérapeutes : masseur kinésithérapeute, gymnaste médical et masseur.
Réponse
Vestige législatif infondé aujourd'hui qui exige une réécriture de la loi.
« Seules les personnes munies du diplôme d'Etat de masseur-kinésithérapeute institué par l'article L. 4321-3 peuvent porter les titres de masseur-kinésithérapeute, de gymnaste médical ou de masseur, accompagné ou non d'un qualificatif. Les qualificatifs et leurs conditions d'attribution sont fixés par arrêté du ministre chargé de la santé. »
Toute personne usant donc de l'un de ces titres peut être poursuivie. L'article L4323-5 du Code de la Santé Publique précise d'ailleurs :
« L'usurpation du titre de masseur-kinésithérapeute, masseur, gymnaste médical ou de pédicure-podologue est punie des peines encourues pour le délit d'usurpation de titre prévu par l'article 433-17 du code pénal ».
9) Complicité d'exercice illégal :
Conformément au célèbre adage, nul n'étant censé ignorer la loi, un formateur en massage ne peut laisser croire à ses élèves non MK de leur possibilité d'exercice professionnel du massage. Il s'exposerait à des poursuites pour complicité d'exercice illégal, particulièrement dans le cas où un de ses élèves serait lui-même poursuivi pour exercice illégal. L'article 121-7 du Code Pénal stipule :
Réponse
Nul n'est certes censé ignorer la loi, mais la loi ne peut ignorer l'existence de ceux qu'elle est censé représenter comme les masseurs de relaxation que nous sommes. Il est naturelle qu'elle condamne ce que l'on y a pas mis. Ce n'est pas la loi la responsable mais les hommes qui rechignent à la modifier pour préserver les intérêts de tous. Ainsi, des professions sortiraient du droit de par leur seule existence sans que personne n'ait jamais souhaité légiféré et leur donner un statut que la population plébiscite ?
« Est complice d'un crime ou d'un délit la personne qui sciemment, par aide ou assistance, en a facilité la préparation ou la consommation.
Est également complice la personne qui par don, promesse, menace, ordre, abus d'autorité ou de pouvoir aura provoqué à une infraction ou donné des instructions pour la commettre ».
Réponse
Je vous rappelle qu'en lisant ces précisions qui nous semblent relever de l'exercice des pires crimes qu'une nation soit amenée à condamner, nous parlons bien de massage de relaxation...
Ce texte n'est pas l'expression pure de la loi, ils contient d'ailleurs des fautes d'orthographes et seuls les articles exhumés ont la valeur qu'on leur prête. Néanmoins, il est tout à fait passionnant de se trouver confronté, en France à ce type d'écrit. Nul doute qu'ils font parti désormais de notre patrimoine commun, et seront brandit dans le futur comme l'amusante réalité du massage dans les années 2007/2008 en France. Mais à vivre au quotidien, cela est humiliant est extrêmement grave de statuer ainsi sur le corps. En tant que personne civile, citoyen français, membre de plein droit de la communauté européenne je n'autorise pas l'administration politique de cet État de m'autoriser comme de m'interdire le massage thérapeutique ou de relaxation en tant qu'utilisateur ou praticien. Il est urgent de sortir de cette effroyable réalité contre laquelle je m'élèverai pas tous les moyens qui sont à ma disposition.
Cabello Alain
Mardi 11 décembre 2007
14:50 Publié dans Massage & loi | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
