dimanche, 13 avril 2008
Petite audace
_ Eh, l'allonge, corps nu
Que fais-tu dévêtue
Moins couverte qu'un saint
Misérable vaux-rien ?
_ Comme sont les Canuts
Sans linceul et sans but
J'attends l'oeuvre du bien
Pour qu'il délie mes liens
Mais ne l'a-tu pas vu ?
Cet homme de vertu ?
Qui ne désire rien
Que le sable qu'il tient
_ Rien si peu défendu
Ne serait advenu
Un Être si serein
Humbles et sans bien
Le très-haut seul le put
Préparant sa venue
_ Celui-ci le vaut bien
Car sur moi il parvient
Mon masseur ingénu
Par ce geste ténu
D'imposition des mains
Un voyage sans fin
_ Ce rêve le crois-tu ?
Lancinant et têtu ?
Répond c'est ton destin
Allonge mais enfin !
Éveillé il le crut
Pour si peu qu'il s'en fut
Alain Cabello
13 04 2008
14:30 Publié dans Poésies | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

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