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  • La prostitution ou l'interrogation du genre.

    Je vous livre ici un extrait de mes réflexions issues d'un texte plus vaste tentant de penser le corps dans les mécanismes de la prostitution en massage et comment elle soulève la question des sexes sur le chemin desquels on retrouve l'homosexualité segmentant ce sacré personnage qu'est l'homme.

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    La prostitution a bien sûr son versant sexuel auquel on l'y associe en permanence mais elle a aussi un versant cérébral lorsque l'on parle par exemple de prostitution intellectuelle menant à pervertir ses idées ou pire, ses convictions. Nous connaissons sur le même registre l'expression travestir sa pensée témoignant de la trahison de l'esprit sensé avoir la hauteur que la tête lui confère au détriments des vils intérêts du sexe qui jouit de la pire des situations anatomique que Dieu n'a certainement pas placé ici pour rien, plus bas que les viscères, entre les cuisses, avec l'anus pour horrible voisin.
    Anciennement, la prostitution est posée comme l'insalubre exploitation du sale dont la pute fait commerce, d'ailleurs étymologiquement elle ne désigne pas tant les professionnelles du sexe pour leurs moeurs dégradants que leur mauvaise hygiène. Pute vient de l’ancien français Put (« sale »), du verbe latin putere (« puer, sentir mauvais ») ou de putidus (« fétide, puant ») de même racine. Dans Le miasme et la jonquille de Alain Corbin 2008 p.71 nous en comprenons les raisons "Une pratique excessive du coït provoque un véritable déversement spermatique dans les humeurs de la femme, pourrit les liqueurs et engendre une puanteur insoutenable.).
    Idem pour Salope dans lequel nous retrouvons le préfixe sale, et le suffixe hoppe, qui est la forme dialectale de la huppe comme nous le rappel Julia Peker dans Cet obscur objet du dégoût Ed. Le Bord De L'eau Eds 2010 page 89. vous voyez ? Le sexe de la femme perçu comme déversoir à sperme dont les jus masculins engendrent une puanteur émanant du sexe de la fautive au point d'en devenir insoutenable, c'est socialement dévastateur mais je peux vous affirmer en tant qu'homme que c'est sexuellement hyper attirant. C'est s'affranchir des contraintes du corps de l'autre, l'autre au sens de tiers distinct de moi mais aussi l'autre en tant que sexe opposé organisé pour mon accueil. La prostituée fait office de jonction entre la sexualité des hommes et celles des femmes dont on ne retient ici que la version anatomique. Y eu-t-il beaucoup d'ouvrages depuis Sade pour oser écrire cela ? Aucun homme ne prendrait aujourd'hui le risque social de publier sur cette glorieuse dépendance à l'abject comme une des entrées possible de sa sexualité. Pourtant, même chez les homosexuels bénéficiant d'une accessibilité facilité au sexe, les backroom qu'aménagent bars et saunas gay regorgent de témoignages quotidiens de ces pratiques gargantuesques où le sexe rencontre avec bonheur ces enfers congédiés qui retrouvent ici le rouge sang du désir.

     

    Dans l'évolution de l'Homme l'esprit semble aux prises de ses pulsions prétendument contradictoires avec son dessin toujours menacé par la fameuse chute dont la sexualité, pernicieuse complice, risque à tout moment d'en polluer le destin alors qu'il sait que tragiquement, son devenir reste attaché à la fange de la reproduction. Pourtant, même quand la génération est assurée, les spasmes du désirs continuent à exiger leur part de désaveux confinant la nécessité à la saleté de l'inutile répétition. La petite mort n'a pas le panache de la grande, elle ne possède pas son petit paradis, corollaire à toute religion, car même si le sexe n'en est pas une, il en génère pourtant bien la croyance, la brève foie du coït en témoigne, l'homme d'après-baise ne s'éveille jamais que sur le dur constat de la misère de son quotidien et la culpabilité qui l'enserre n'est que la froide vengeance de l'esprit toujours plus inflexible lorsqu'il se découvre entre les cuisses d'une putain crasseuse. Sa saleté qu'ils supposent n'est en fait que l'aggloméra des sentiments de fautes qu'ils éprouvent victimes à leur tour de leurs moeurs d'alors dont ils tentent de se départir en laissant aux femmes la charge de leur croix, les prostituées sont des Christ à l'envers, indignent certes, mais eux n'en restent pas moins des Ponce Pilate sans gloire traînant avec eux leur sexe désormais sans pouvoir. Si les choses changent, c'est que la pute devient progressivement une femme mais la femme tend à rester encore trop souvent à leurs yeux une pute, c'est-à-dire l'individus manquant à leur accomplissement sexuel qu'ils se doivent d'aller chercher inlassablement pour chaque union. Tout cela c'est beaucoup d'énergie et lorsque l'on peut la conserver en payant ou en s'appropriant une femme dans le couple on le fait, ce n'est pas du calcul froid ou une stratégie consciente à tous les hommes mais l'urgence du rapport et de sa fréquence transforme le besoin en codes sociaux.
    La prostitution est l'apanage des femmes, le terme lui-même est volontairement féminin (prostituée, pute, salope) afin de bien signifier le statut d'infériorité des femmes depuis leur création par Dieu, elles deviennes immondes dans la prostitution par la seule utilisation scandaleusement subversive qu'elles font de la sexualité qu'elles s'accaparent au point de coller à celle des hommes, elles acceptent ainsi de se dévaloriser définitivement dans la hiérarchie sociale, de perdre tout pouvoir d'exigence de considération, elles ne récoltent que l'ire des femmes, et enfin l'éternelle punition morale que leur infligent les hommes, organisateurs de toute cette mécanique urbaine, pour sanctionner la forme insoutenable d'indépendance que représente cette révolte du sexe. La putain entrant dans le jeu de la sexualité des hommes devient un temps son égale, elle les rejoint dans leurs pratiques de la sexualité aussi inconvenante que les hommes revendiquent à l'exercer. Ils leurs donnent leur sexe, somptueux, mais leurs prennent en retour toute possibilité de rémission. Ils rient avec elles pour les enterrer sitôt après, je te baise mais je te tais et c'est pour ce silence que je te paye aussi. On dirait que nous payons autant les prostitué(e)s pour qu'elles nous allègent du fardeau de nos envies que pour qu'elles disparaissent socialement en retour pour avoir eu l'audace de devenir l'espace d'un instant des femme-hommes.
    Pour les prostitués masculins c'est le même processus que celui qui oeuvre à la dévalorisation des gays destinée à rassurer le concept hétérosexuel, "Ce n'est pas un homme." et donc si ce n'est pas un homme c'est une femme, une femmelette ce qui explique que la terminologie utilisée pour dévaloriser les prostituées feminines reste identique pour atteindre les prostitués masculins quitte à d'être à contre-emploi des règles du français puisque l'on va conserver les mêmes mots au féminin indépendamment du genre, même s'il peut exister un équivalent masculin comme salop qui donnera "Ce mec, c'est une salope, une pute." L'agression a pour vocation d'exercer en double impact pour le garçon à tuer socialement, elle le désigne d'abord dans sa sexualité prostitutionnelle entendue par toutes et tous comme négative et normalement stigmatisante mais elle le relègue ensuite dans son sexe à la dégradation d'être féminin "C'est une pute". Dans ce cas, l'unanimité bien-pensantes reste cohésive entre hommes et femmes tant que l'on reste sur la dégradation du sexe ou d'une sexualité en marge dans la condamnation des moeurs, _exception faites de quelques consciences féministes ou tout simplement humanistes_ pour se fissurer très vite lorsque les femmes se voient à leur tour dégradées par des hommes soucieux de rester ceux qu'ils sont, c'est-à-dire des hommes. C'est un peut comme si la représentation qu'ils avaient de leur sexe était à ce point fragile qu'ils pouvaient envisager de la perdre sans même percevoir le caractère inaliénable du Sexe. En fait, l'homme ne fait pas spontanément la distinction entre le sexe et le processus de masculinisation c'est ce qui l'amène à s'éloigner à ce point de ses fondamentaux pour composer un univers dans lequel il serait le centre autour duquel viendraient ensuite les femmes, les homosexuel(le)s et les professionnel(le)s du sexe.

    Homosexualité miroir. D'étranges reflets.

    Je voudrais aussi proposer ici l'idée d'insoupçonnables retours d'homosexualité par inversion qu'on devine dans la représentation symbolique qui se trouvent dans la prostitution hétérosexuelle.
    Le postulat est que la prostitution hétérosexuelle est une forme avortée d'homosexualité recherchée par l'abstraction volontaire que les hommes font des contingences féminines, ils veulent un même, un alter ego sexuel fonctionnant selon leurs rythmes mais comme une femme, disposant d'un corps de femme tout en ayant une disponibilité sexuelle semblable à celle des hommes, toujours prête et accessible. L'homosexualité est l'accomplissement momentanée mais vaine de la compréhension des sexes, elle illustre le paradis perdu, l'époque où tout était possible, au même moment mais parallèlement elle désenchante tout espoir de retour puisque pour en percevoir la lointaine saveur elle nous prive des prestiges de la génération et des mécanismes de la différences. Aller avec un homme quand on est un homme ou aller avec une femme quand on est une femme c'est fonctionner sexuellement mais c'est avorter dans la multiplicité, dans le dédoublement des êtres. En recherchant une sexualité par prostitution, de l'immédiateté avec une femme sans histoire, sans différences n'impliquant aucun efforts de compréhension, le partenaire homosexualise ainsi malgré-lui sa posture. Les femmes vont beaucoup communiquer entres-elles sur leur partenaire, leur intimité au contraire des hommes qui n'investissent pas autant le champ de la parole pour occuper celui du paraître afin de se définir et de s'auto-désigner Homme. Ils est frappant de constater combien les hommes aiment à rechercher l'avis et l'approbation de leurs paires par leurs comportements que la prostituée permet puisqu'elle témoigne par son accessibilité sexuelle vérifiable par tous de la virilité d'un seul. La petite copine officielle n'est elle jamais essayable, elle est à soi, c'est une garantie publique de capacité à la conserver en s'adaptant à elle tout en introduisant une ré-hétérosexualisation du rapport puisqu'il passe en mode équilibre, alors que la prostituée valide à l'inverse la démarche de l'homo-processus. D'une sexualité GPS (Global Positioning System) avec les femmes qui nous oblige à une réactualisation satélitaire permanente, à croiser l'information pour localiser l'instant, on passe à une sexualité GSM (Global System for Mobile Communications) pour contacter une pute et quelque part, pour se contacter soi-même.

    La putain est en fait la Lilith des origines, une femme identique par l'extraction à l'homme mais dont les hommes s'effrayent justement à cause de cette indépendance qui confine à la fois à la révolte et à l'homosexualité. Les satisfaire comme ils veulent être satisfait abroge la part de féminité qui leur échappe dans la femme qu'ils convoitent et qu'ils recherchent, en lui faisant gagner une part de masculinité qui les attire et les répugne à la fois. Ils semblent devenir un temps les seuls acteurs de leur désirs qu'ils assouvissent sur demande et entres-eux, (client & prostituées) sans passer par la masturbation individuelle, c'est un égoïsme exercé dans un apparent partage que la rémunération fait douter. Les hommes s'homosexualisent dans cette ronde de ceux qui cherchent une femme à louer et ils consomment tout-à-fait leur homosexualité en pénétrant des vagins maintes et maintes fois pénétrés. Par exemple, nous s'avons que tous les spermatozoïdes masculins ne sont pas fait pour être fécondés, seul le plus fort y parvient mais ce que l'on sait moins, c'est que nombre de ces cellules à flagelles sont programmées pour tuer les spermatozoïdes d'autres mâles passés avant eux et qu'ils rencontreraient sur le parcours menant à l'ovule. Dans la performance de la saillie l'homme se confronte à lui-même mais aussi à ses concurrents dont le coït est une forme de tentative de victoire sur tous les autres hommes passés avant lui qu'il remplace et qu'il couvre à son tour. La sexualité quand on est un homme c'est d'être un homme dans la sexualité, cela suppose une part de mimétisme, d'homo-remplacement des aînés qu'entérine la saillie tout en s'auto-pénétrant de la fierté que tout homme ressent d'être un homme pubère reconnu par les siens selon la seule performance génitale par laquelle ils s'adoubent et s'affrontent à la fois. Ce qui m'intéresse dans cette entrée, c'est de voir comment, alors que l'on est sur des sujets à caractères évidement hétérosexuels puisqu'ils ont pour finalité d'être lus et compris comme tels, l'homosexualité apparaît dans le tissage de la trame et de la duite en chacun d'entre-nous et s'y exprime malgré tous les dénis. Plus l'homme s'astreint à devenir davantage masculin, homme forgé plus que devenu en usant des canaux de la pensée et plus il exprime en réalité sa filiation à l'homosexualité. Le machisme, l'esprit latin façonné comme un pur produit de sexe exprime par son agressivité et sa boulimie de femmes une impressionnante manifestation d'homosexualité térébrante d'autant plus flagrante qu'elle est violemment réprimée. C'est dans cette répression que siège l'homophobie qui toujours passe davantage par la peur de soi et de ses conséquences sociale que par la peur des homosexuels eux-mêmes, ils ne sont qu'un leurre fait pour détourner le regard des autres sur les doutes que l'individu ressent. En fait, l'idée même d'homophobie, d'islamophobie, etc. est ridicule quand on les prend isolément, cela consisterait à développer une phobie pour un groupe communautaire perçu comme dangereux. En réalité si l'utilisation du mot phobie comme suffixe ajouté est facilement compréhensible par tous, il est particulièrement malvenu quand on sait qu'il est unanimement et intuitivement compris comme la peur panique, irrépressible d'insectes, de reptiles, de petits mammifères menant à une répulsion certes irraisonnée mais de nature à comporter un risque vitale de propagation, de piqûres, de morsures, de dévorations de mon entité existante, c'est la peur du venin pourtant sans fondement lorsqu'il s'agit d'un groupe social. Ce qui se joue derrière l'homophobie posturale est moins la peur de ce que sont les gay en terme de danger potentiel pour mon intégrité physique que la terreur d'avoir a assister à la démolition de l'être que je me suis évertué à construire dans la cité. L'homophobie ce n'est pas la peur des homosexuels, c'est la peur de le devenir ou pire de l'être à l'insu des autres quand cela risque de chambouler l'immense construction péniblement établit pour m'en préserver aux yeux des proches au travers desquels j'existe. Assez logiquement, c'est quand l'homme devient partenaire, écoute, organise l'esprit d'attention circulant entre les sexes puisque bien entendu il faut que l'effort soit partagé, qu'il amenuise sans le savoir les manifestions de son homosexualité en intégrant sa condition. Dès qu'il fait de l'homosexualité une inquiétude, dès qu'il la vilipende, dès qu'il tente de s'en dissocier et veut à tout prix asseoir ses acquis, l'homosexualité transpire littéralement de sa force et devient latente. L'inverse est bien sûr aussi vrai pour les l'homosexuel(le)s.

    La différence entre les hétérosexuels et les homosexuels c'est que les homosexuels cherchent à s'affirmer en tant qu'homosexuels alors que les hétérosexuels tentent en permanence à s'affirmer en tant qu'hommes.
    J'entends homme en tant qu'individu pas en tant qu'espèce. Ce que je veux signifier c'est que les homosexuels n'ont pas à s'exercer dans l'intimité à la différence des sexes au sein duquel ils évoluent dans un érotisme quasi autonome qui ne les confrontent qu'à des partenaires de même psychologie et de même physiologie alors que les hétérosexuels tentent en permanence de s'affirmer en tant qu'hommes parce que c'est à des femmes qu'ils s'associent et c'est cette tentative de rapprochement et de distinction inter-sexe qui les met en port-à-faux vis-à-vis de l'homosexualité. L'apparente facilité pour les gays est en réalité plus complexe parce que la simplicité des rapports sexuels ne les dédouanent pas pour autant des réflexions de sexe alors qu'ils ne s'en emparent que très peu. Les hétérosexuels me semblent plus spontanément armés pour ces questions justement grâce aux aspérités de la diversité sexuelle qu'ils rencontrent. Les femmes les obligent à se positionner, à comprendre ce mystère féminins qu'ils poursuivent alors que les homosexuels sont encore dans des problématiques de lutes, de reconnaissances sociales et si les gay sont plus proches des mouvements féministes par la proximité de combat qu'ils entretiennent avec eux ils n'en restent pas moins étrangement amorphes face aux questions de masculinisme qui devraient être un relais d'envergure à leurs revendications. Mais par-delà les revendications, il y à le schéme des impératifs catégoriques du sexe qui exige de se penser lui-même. C'est dans le masculinisme que la rencontre se fera avec l'hétérosexualité. Hétérosexuels et homosexuels sont dans des parcours distincts qui ne se terminera que dans le masculinisme en permettant la jonction des orientations.
    Bien entendu je préciserai pour ceux qui seraient tenté de ne lire qu'une phrases sur deux qu'il ne s'agit pas de dire que les homos seraient plus superficiels là où les hétéros seraient plus profonds sur les questions existentialistes qui ne traverseraient pas avec la même intensité ces deux  individus, je me situais là sur la distinctions des orientations indépendamment des conflits intérieurs de l'espèce.

    Nous ne sommes plus à des époques où l'on recherche une femme pure, vièrges, les unions ne se font plus aujourd'hui qu'à partir de 30 ans et l'on accepte désormais le fait que les deux personnes ait eu leur quota de vie, d'expériences, mais la fidélité que l'on attend dans le couple reste une relique du fantasme de purté attendu. Cette dernière forme de dictature moderne accepté par tous constituant le paradigme du couple pose la question de l'altérité et de l'espace que l'on conçoit pouvoir octroyer à l'autre dans son expression sexuelle comme si l'intimité trouvait dans le partage de la sexualité une dualité désagrégeante. L'homme est réputé avoir des besoins physiologiques nécessitant des entrées quasi quotidienne sur la sexulaité qu'il exprime de diverses manières mais si la femme, au nom des droits à l'égalité, venait à avoir la même propension à l'infidélité et donc à une sexualité dite ouverte, elle rejoindrait vraiment l'homme dans le pré-carré qu'il se réserve au nom de sa maculinité. La multiplication des partenaires va alors non seulement vers une prise d'indépendance des femmes s'appropriant de droit la sexualité des hommes mais elles les confinent instantanément à une homosexualité malgré eux à la fois en découvrant qu'ils ont pour partenaire une femme s'exerçant au corps comme un homme, en mimant des pratiques réputées plutôt masculines mais aussi en restituant un corps à leurs compagnons qui va sentir, dans le symbole comme dans la pratique, qu'ils sont potentiellement plusieurs à vraiment pouvoir la satisfaire. Ce n'est pas tant qu'il ne se sentira plus capable de la combler lui tout seul, mais qu'elle ajoutera un besoin permanent de multiplicité de conquêtes que son seul corps n'est plus mathématiquement en capacité de satisfaire, il lui faut être désormais à plusieurs pour y parvenir exactement comme l'image inversé du macho trouvant plus à sa mesure d'avoir deux ou trois femmes nues autour de lui pour combler ses attentes. Ici, c'est la femme qui vient en réduction et l'homme qui fait le complément avec d'autres. L'image qu'il à alors de lui-même se déplace vers une représentation féminisante qui le déduit à un dédoublement quasi safique.

    Dimanche, 19 juin 2011
    Par Alain Cabello